Le Bangladesh est un des pays les plus densément peuplés du monde et c’est également un des pays les plus vulnérables aux impacts de l’élévation du niveau de la mer et des changements climatiques. L’augmentation des cyclones (ouragans) accompagnés de fortes pluies de mousson, en particulier pour les personnes vivant le long du delta du Gange, sera catastrophique. Les experts prédisent que près de la moitié des résidents du pays seront forcés de déménager dans les années à venir, et l’urbanisation est en hausse. Les bidonvilles de Dhaka et de Chittagong, où se retrouveront de nombreux migrants côtiers, sont également construits sur des terres basses et sont dépourvus d’eau courante, d’égouts ou d’options économiques viables. Sans planification ni ressources, les gens finiront dans des conditions de vie inférieures à la normale. Des groupes comme Action sociale par la jeunesse jouent un rôle essentiel dans la sensibilisation du gouvernement aux droits des déplacés climatiques. Des reporters locaux comme Hassan Kutubi, de l’île de Kutupdia, œuvrent à communiquer les conséquences immédiates de la montée des mers et des tempêtes sur les communautés insulaires. Au cours des dernières années, l’architecte Mohammed Rezwan a développé des bibliothèques, des écoles et des jardins flottants comme solution immédiate pour les femmes et les écoliers qui manquent l’école ou qui ont faim pendant la saison des inondations. La protection des zones humides et des forêts de mangroves dans des régions qui seraient autrement transformées en copropriétés est une lutte continue pour l’avocate spécialiste de l’environnement, Syeda Rizwana Hasan.

HISTOIRES DU BANGLADESH